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Lucie, en route pour les JO !

Lucie représentera la France aux Jeux Olympiques dans la catégorie Skeet Olympique.

Lucie, en route pour les JO !

Lucie Anastassiou, jeune sportive de haut niveau nous a reçu, entre ses entraînements, au Ball-Trap de Châtelaillon-Plage.

C'est officiel depuis le 10 janvier, Lucie représentera la France aux Jeux Olympiques dans la catégorie Skeet Olympique. Le compte à rebours a commencé... La rédaction est allée à la rencontre de cette jeune mais déjà grande championne !

Bonjour Lucie, présentes-toi en quelques mots. 

Je suis Lucie Anastassiou, j'ai 27 ans et je suis sportive de haut niveau, passionnée par mon sport : le skeet olympique. Je porte les couleurs de l'équipe de France depuis mes 15 ans. J'ai tiré mon premier plateau d'argile à l'âge de 9 ans et demi au Ball-Trap de Châtelaillon-Plage. J'ai beaucoup d'affection pour ce club. J'ai commencé à Châtel et je finirai à Châtel.  

Peux-tu nous expliquer ce qu'est le skeet olympique ? 

Le skeet olympique est une discipline peu connue. C'est un sport de tir se pratiquant en extérieur avec un fusil. Concentration, précision et adresse sont les maîtres mots pour atteindre la série de cibles lancées à une distance entre 3 et 30 mètres à partir de 2 cabanes de lancement éloignées de 40 mètres. Le tireur dispose d'une seule cartouche par plateau : la compétition se déroule sur 125 plateaux, en 5 séries de 25.  

Pourquoi as-tu choisi le skeet olympique ? 

Aussi bizarre que ça puisse paraître, j'ai commencé le skeet olympique un peu par hasard, c'était peu ordinaire et ça me changeait de ce que je faisais à l'époque : le foot et le rugby notamment. J'étais une enfant active, le ball-trap m'a beaucoup aidé à me canaliser, me calmer et me temporiser. À 13 ans et demi, j'ai découvert que c'était possible de faire de la compétition et de faire partie de l'équipe de France... C'est ce qui s'est passé, dans ma quatorzième année. Je suis partie faire un grand prix en Allemagne, c'était une rencontre mixte franco-allemande, j'ai fini 1ère... Je crois que j'y ai pris goût ! 

Si tu devais résumer ton parcours en ne citant que les grandes étapes, tu choisirais lesquelles ? 

 

Le point de départ de mon parcours a vraiment été ce grand prix en Allemagne, à l'âge de 14 ans. Je suis montée pour la première fois sur le podium et en plus en remportant l'or, c'était une folle expérience ! Je me suis entraînée, mon niveau s'est amélioré et en 2011, j'ai fait 2ème aux championnats du monde.  

La transition entre junior et sénior a été compliquée, j'étais partie faire mes études à Angoulême, je m'entraînais moins... Un choix s'est imposé : soit je continuais mes études, soit je me mettais à fond dans les entraînements pour espérer améliorer mon niveau. C'est ce que j'ai fait. Au final, j'ai eu du mal à me remettre dans le bain, mes scores n'étaient pas à la hauteur des mes espérances. Une question revenait tout le temps : "ai-je fait le bon choix ?" 8 mois à me poser cette question, à ne pas partir en compétitions car mes résultats n'étaient pas à la hauteur. Cette période a été difficile mais aussi décisive pour la suite de mon parcours. 

En 2014, Bruno Rossetti, l'entraîneur de l'équipe de France a demandé à me voir. Je n'avais pas tiré depuis 6-7 mois, j'étais en plein doute et lui, m'a dit : "écoute, tu me laisses 2 ou 3 ans et tu verras je te ferai monter sur les marches du podium, je crois en toi, fais moi confiance". Il m'a bien remotivé et en effet, en 2017, je suis devenue championne d'Europe, il avait tenu sa promesse ! Cette médaille a été l'élément déclencheur dans le sens où j'ai vraiment compris que j'étais en train de devenir professionnelle. Ensemble, nous avons enchaîné compétitions, grands prix, podiums... Il m'a dit les JO de Tokyo seront pour toi !  

Sandro Bellini qui a remplacé Bruno à la tête de l'équipe de France est dans la même dynamique. Et c'est en 2019, aux Jeux Européens en Biélorussie que j'ai obtenu le quota pour les Jeux Olympiques de Tokyo en 2021. 

Et pour finir, au vu de mes résultats et de mon sérieux, j'ai eu l'opportunité d'intégrer l'Armée de Terre et le bataillon de Joinville "l'Armée des Champions" en janvier 2019. C'est à partir de ce moment que je suis passée à 100% professionnelle avec un salaire fixe qui me permet de préparer tous les jours tout en ayant l'esprit libre. Aujourd'hui, je m'entraîne pleinement et sereinement grâce à l'Armée de Terre. Je n'ai qu'un seul objectif : ramener la médaille d'or olympique. 

Comment se prépare-t-on aux JO ? 

Mes entraînements se découpent en 3 grandes parties : les entraînements physiques, la préparation mentale et les entraînements techniques. J'ai choisi de travailler avec Amandine Hostynek, H Training, à La Rochelle pour la partie "physique". Je m'entraîne 5 fois par semaine. Pour la préparation mentale, je travaille avec Frédéric Bégué, hypnothérapeute à La Rochelle. Et pour les entraînements techniques de tir, je suis suivie au Ball-Trap de Châtelaillon-Plage par Patrick et Anthony Szewc. La durée de ces entraînements varie mais j'essaie d'y aller 3 à 4 fois par semaine.  

En ce moment, je suis sur un entraînement technique quantitatif. Je tire beaucoup et plus les JO vont se rapprocher, plus je vais être sur des tirs qualitatifs. L'entraînement technique, ce n'est pas ce que je préfère... Ce que j'aime dans le tir c'est l'enjeu des compétitions, j'aime être challengé alors pour que je m'épanouisse pleinement, mes entraîneurs me lancent des défis pour retrouver ce côté "stressant et excitant".  

Comment s'est passé la période du confinement et du covid ? 

L'annonce de l'annulation des JO a été un choc, les qualifs n'ont pas bougé, je suis toujours qualifiée pour 2021. Les premières semaines ont été gérables même si tous les entraînements ont été annulés. Pendant le confinement, j'ai continué le training physique chez moi et à distance avec ma préparatrice. Pour une sportive de haut niveau, c'était perturbant d'être coupé de tout et des compétitions. Maintenant, on peut reprendre et on y va vraiment avec beaucoup plus de motivation. À l'annonce du confinement, il restait 3 mois avant les JO, nous étions si près du but... On croise les doigts pour que les JO l'année prochaine aient bien lieu, on reste positif et on y croit !  

Dans quel état d'esprit abordes-tu ces jeux ? Sereine ou plutôt stressée ? 

J'essaie de ne pas me poser de questions, de ne pas stresser pour rien... Je vis les choses au jour le jour, j'aurais le temps de stresser (dans le bon sens du terme) quand j'aurais les pieds à Tokyo. C'est une vraie chance, une belle récompense de tous mes entraînements. Le mieux c'est de profiter pleinement de cette opportunité, je mets toutes les chances de mon côté et je fais mon maximum ! 

Mon objectif : ramener la médaille d'or olympique en France. L'avantage de mon sport c'est que l'on peut perdurer malgré l'âge alors je me dis objectif les jeux de Paris et enfin ceux de Los Angeles et après on verra ! 

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La Rédaction : Bonne chance de la part de tous les châtelaillonnais à Lucie !

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